NEWSLETTER FER Genève
3 mai 2013
EDITO   A LA UNE
INTERNET DES OBJETS
ET SENS CRITIQUE
 

Notre cerveau serait déjà en peine d’assimiler la nouvelle culture numérique, et voilà que l’internet des objets pointe son nez. Il s’agit en fait d’une convergence entre l’homme et la machine. Le meilleur exemple, parce que le plus parlant, est le projet des lunettes interactives de Google, les fameuses Google Glass.

Véronique Kämpfen
Directrice de la communication

> lire la suite

 

LES MONTRES ONT TROUVE
LEUR ESPACE A BASELWORD 
 

Le plus grand salon mondial d’horlogerie et de joaillerie, qui a fermé ses portes hier, restera une édition marquante. Les organisateurs inauguraient en effet les halles totalement rénovées par les architectes Herzog & de Meuron pour 430 millions de francs suisses. Pendant une semaine, plus de cent mille visiteurs, privés et professionnels, ont arpenté les allées de ce nouvel ensemble de 141000 m2, accueillant plus de mille quatre cents exposants.

> lire la suite 

OPINION
LES TRAVAILLEURS FRONTALIERS NE SONT PAS UNE MENACE

L'afflux de migrants et de travailleurs frontaliers entraîne-t-il une hausse du chômage des résidents, en particulier dans les zones frontalières? La Fédération des Entreprises Romandes Genève a mandaté l’Observatoire universitaire de l’emploi de l’Université de Genève pour mener une étude sur cette question.
Il en ressort notamment que, tous secteurs confondus, le taux de couverture des travailleurs étrangers par les chômeurs d'origine suisse est faible (10,11%), révélant une rareté de main-d'œuvre indigène au chômage pour se substituer aux emplois occupés par des travailleurs avec des permis G (frontalier)ou B. Pour que cette substitution soit techniquement possible, il faudrait en outre que les caractéristiques de la main-d'œuvre d'origine suisse au chômage soient en adéquation avec celles requises dans les secteurs d'activité identifiés. Malheureusement, le profil des Suisses au chômage est significativement différent du profil des frontaliers et permis B en emploi sur les plans de la formation et des qualifications requises. Cette différence expliquerait pourquoi les entreprises recrutent des travailleurs étrangers plutôt que de la main-d’œuvre indigène.
L’étude arrive à la conclusion qu’à de rares exceptions près, les salariés au bénéfice d'un permis B ou G présents sur le territoire suisse, et en particulier à Genève, n'ont pas pour effet d’écarter les travailleurs locaux du marché du travail; ils viennent, en règle générale, les compléter. Il n’y a donc pas d’effet d’éviction et la libre circulation des personnes ne semble pas être un facteur explicatif prépondérant des variations du chômage.

INFOS DE LA QUINZAINE

CONSEILS JURIDIQUES

Sollicité, l'employeur doit-il obligatoirement consentir une avance de salaire
et, si oui, dans quelle mesure?

Oui, à certaines conditions et en fonction du temps écoulé depuis le début du mois. Exemple: un travailleur est payé 4000 francs par mois. Le 15 du mois, il demande une avance de salaire. Il peut demander jusqu'à 2000 francs à ce titre: cela correspond au montant qu'il a déjà gagné en travaillant pendant les quinze premiers jours du mois et que l'employeur lui doit de toute façon.
L'employeur doit le lui accorder à deux conditions. Premièrement, il doit être en mesure de le faire: il ne doit pas, par exemple, être à court de liquidités. Deuxièmement, l'employé doit en avoir besoin. Il n'est pas obligé de préciser la nature de ce besoin, qui ne regarde d'ailleurs pas l'employeur.
Si l'employé demande davantage que la somme qui lui est due en raison du travail qu'il a déjà accompli pendant le mois, l'employeur n'est pas obligé de lui verser le surplus. Mais s'il le fait, cela sera considéré comme un prêt. Il aura alors intérêt à faire signer une reconnaissance de dette à l'employé: au cas où les rapports de service s'interrompraient brusquement, il pourrait en avoir besoin pour se faire rembourser.


BREVES

Le bio va bien 

Le succès de l'agriculture biologique et du marché bio se confirme: avec deux cent quarante-cinq nouveaux producteurs, le nombre d'agriculteurs ayant enregistré la reconversion bio début 2013 a presque doublé par rapport à 2012. La part de l'agriculture biologique atteint 11,3% de l'ensemble des domaines agricoles suisses.

Les cyberattaques contre les PME sont en augmentation

Symantec, entreprise active dans le domaine de la protection des données, a publié la dix-huitième édition de son rapport ISTR (Internet Security Threat Report). Le nombre de cyberattaques a augmenté de 42% en 2012 dans le monde et les PME ont été la cible de 31% de ces attaques, contre 18% en 2011. L'attaquant s'appuie sur la faiblesse d'une entreprise en matière de sécurité pour contourner la protection plus élevée d'une grande entreprise (méthode du «trou d'eau»: infection du site web d'une PME, fréquemment visité par la victime ciblée, qui s'infecte en se connectant à ce site).


LU DANS ENTREPRISE ROMANDE

L'or se replie après douze ans de hausse 

La baisse du cours de l'or reflèterait la faiblesse de la conjoncture. Mais, selon de nombreux investisseurs, cet actif ne déçoit jamais sur le long terme.

> lire l'article

AGENDA
15.05.2013 14.05.2013 11 et 12.06.2013
RIEN A DECLARER?  MIGRATIONS EN SUISSE CREER SON ENTREPRISE

Le contrôle douanier, le franc fort et la cherté ont-ils des conséquences sur notre économie et sur les emplois? Conférence-débat, avec notamment Pierre Maudet, Conseiller d'Etat, Isabelle Majois, présidente de la FRC Genève, ou encore Jean-Claude Bruttin, de la direction des douanes.

Uni Mail
Salle MR 280
40, Bd. du Pont-d'Arve, Genève
19h15
Entrée libre

Débat sur les enjeux économiques et sociaux des migrations en Suisse, organisé par l’Institut d’études démographiques et du parcours de vie (Université de Genève) et le Forum suisse pour l’étude des migrations et de la population (Université de Neuchâtel).

Uni Mail
Salle MR 060
40, Bd. du Pont-d'Arve, Genève
18h15   

> www.migration-population.ch

L'objectif de ce cours, organisé par Genilem, est de répondre aux questions fondamentales de la création d'entreprise.

CVCI
47, Avenue d'Ouchy
Lausanne
De 8h30 à 17h30
Première participation à une formation Genilem 480 francs (deuxième participation en deux ans ou entreprise accompagnée 380 francs) - repas de midi inclus

>www.genilem.ch

EDITO (suite)

Grâce à ces lunettes, tout ce que l’on voit ou entend pourra être envoyé sur le web en temps réel, grâce à un signal tactile ou sonore. En même temps, un minuscule écran installé dans le verre des lunettes permettra de rester connecté en tout temps, au sens le plus immédiat du terme. D’un côté, la planète entière peut, via internet, voir et entendre ce que vous voyez et entendez, pendant que vous continuez à voir et à entendre ce qui se passe ailleurs. Vous avez dit génial? Oui, à la condition de bien utiliser ce genre d’avancée technologique et de garder son sens critique. La perte de ce dernier a d’ailleurs déjà été largement dénoncée à cause de l’utilisation massive que l’on fait d’internet et de sa foultitude d’informations. Internet a fait surgir une nouvelle façon de lire, rapide, superficielle, mélangeant l’écrit, le son et le toucher, via des applications tactiles. Le cerveau peinerait, selon certains chercheurs, à focaliser sa concentration, ce qui nous éloignerait de la pensée critique. Surfer deviendrait ainsi une activité uniquement distrayante, ne nous permettant plus de comprendre et d’assimiler réellement ce que le web nous présente. D’autres voix s’élèvent cependant – et c’est relativement nouveau – pour prendre le contre-pied de cette théorie un peu alarmiste et pour dire que la lecture traditionnelle d’un livre ou d’un journal est complémentaire avec le surf en ligne. Ce sont deux méthodes qu’il convient de maîtriser pour ce qu’elles nous apportent et qui ne s’excluent pas mutuellement. Leur différence majeure, hormis leur forme, est leur vitesse d’évolution. La lecture traditionnelle de supports imprimés évolue depuis l’époque de Gutenberg. La lecture numérique ne date que de quelques décennies. C’est bien dans la rapidité de l’évolution et de son assimilation que réside le défi, et non dans l’avancée technologique en elle-même. L’internet des objets est ainsi une évolution logique du monde numérique, dont il convient de se réjouir, mais tout en se gardant des effets pervers de la sollicitation permanente qu’il engendre. De toute façon, il faudra bien faire avec; gageons qu’il sera difficile d’y échapper.

 > haut de page

A LA UNE (suite)


L’impression est sidérante dès les premiers pas dans la Halle 1, qui abrite les plus grands noms de l’horlogerie (à l’exception des marques du groupe Richemont, qui font salon à part à Genève). Le groupe LVMH, TAG Heuer et Zénith situés à droite, Bulgari et Hublot à gauche, occupent les premiers mètres carrés de la Foire, tout en beauté. Après les tourniquets d’entrée, l’espace d’Omega trône au milieu des marques du Swatch Group (Longines, Tissot, etc). Au-delà de leur énumération, certains stands méritaient à eux seuls la palme des commentaires. Celui de Breitling, par exemple, comportait un immense aquarium où évoluaient plus de quatre mille poissons exotiques. Le grand cube de Rolex a frappé par sa démesure réussie, tout en vert fluorescent, formant des vagues évoquant la mer, en hommage à son modèle historique de plongée, l’Oyster, première montre étanche. Au premier étage, le stand d’Hermès était l’œuvre du  japonais Toyo Ito, l’architecte le plus coté du moment. Le stand - carré, évidemment - était protégé par des croisillons en bois où s’entrelaçait une végétation luxuriante. A noter que les marques moins «horlogères», mais tout aussi scintillantes, comme Swarovski, marquaient également la visite: le mur du stand de la marque, le seul à être de forme ronde, était composé de vrais cristaux, comme il se doit! Baptisé Wings of Sparkle, il a été dessiné par le designer japonais Tokujin Yoshioka. L'ensemble des stands - avec des ballons, des suspensions qui tournent, des couleurs éclatantes, sans oublier les animations, les passages de stars et l’omniprésence d’hôtesses parées comme des princesses - fera rester cette quarante et unième foire dans les annales. Malgré tout, l’architecture n’a pas éclipsé le propos, c’est-à-dire les ventes horlogères: les affaires ont été excellentes. 

 > haut de page


www.fer-ge.ch
98, rue Saint-Jean – Case postale 5278 – 1211 Genève 11
T 058 715 31 11 – F 058 715 32 50
Pour tout commentaire sur cette newsletter, écrivez à webmaster@fer-ge.ch.
Pour se désabonner, cliquez ici.
La reproduction des articles est autorisée à la condition de citer la source.