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23 septembre 2016
 
 
EDITO   A LA UNE

IMMIGRATION: ON CROISE LES DOIGTS

  BEAUCOUP DE SUISSES CONTINUENT DE PAYER "A L'ANCIENNE"

Le Conseil national a, tard mercredi soir, donné son aval à une proposition pour réguler l’immigration sans pour autant instaurer franchement des contingents et autres mesures drastiques de nature à fâcher l’Union européenne et donc à mettre en péril les accords bilatéraux. On croise les doigts pour que ça marche.


Véronique Kämpfen,
directrice communication

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«On pourra désormais payer avec une bague!». Le titre d’un récent article publié par un journal économique et traitant d’un nouveau moyen de règlement proposé par la firme californienne McLear Ltd (en collaboration avec VISA) illustre l’importance croissante du marché du paiement sans contact, rendu possible grâce à divers supports (cartes, téléphones, bracelets, autocollants, bijoux, etc.).


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OPINION

Le Conseil fédéral a transmis au Parlement son projet de réforme pour améliorer le système des prestations complémentaires à l’AVS/AI. Bien que les avis récoltés lors de la consultation aient été critiques, le Conseil fédéral a maintenu une position plutôt rigide dans le but de limiter le versement des prestations complémentaires pour les retraités. Pour y parvenir, la réforme prévoit une interdiction totale des retraits de l’avoir de vieillesse de la partie obligatoire du 2e pilier sous forme de capital lors du départ à la retraite. Elle entend également empêcher le paiement en espèces de la prestation de sortie des assurés actifs pour démarrer une activité lucrative. Dans le cadre de la consultation, la FER Genève s’était exprimée contre ces deux propositions. La liberté de choix a toujours été au cœur du système de la prévoyance professionnelle. Il est à notre sens nécessaire de la conserver, ce d’autant plus que rien ne prouve que la prestation de sortie investie dans le cadre d’une activité indépendante soit utilisée à mauvais escient.

 
INFOS DE LA QUINZAINE
DROIT DU TRAVAIL

Durée du travail: nouvelle brochure du SECO
Le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) a publié récemment une nouvelle édition de la brochure d’information intitulée «Durée du travail et du repos: l’essentiel en bref». Ce document rappelle les principales règles posées par la loi sur le travail en matière de temps de travail et de repos, à savoir notamment la durée maximale de la semaine de travail, les limites et conditions du travail supplémentaire, la durée quotidienne du repos, les temps de pause obligatoires et les conditions pour le travail de nuit ou du dimanche. Il intègre également les modifications de l’ordonnance 1 relative à la loi sur le travail concernant l’enregistrement du temps de travail, entrées en vigueur le 1er janvier 2016. Dans la mesure où cette brochure présente de manière claire et succincte les différentes règles applicables, elle pourrait servir de support à l’information que les employeurs doivent donner aux employés lorsqu’ils souhaitent mettre en place un enregistrement simplifié du temps de travail. 
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BREVE

Le droit du travail au quotidien
La permanence juridique mise en place par les juristes du Service d'assistance juridique et conseils de la FER Genève (SAJEC) reçoit une cinquantaine d’appels quotidiens. Les six juristes du SAJEC sont ainsi amenés à répondre à des questions très diverses et très concrètes, qui reflètent les préoccupations des chefs d'entreprise, et qui font la richesse de leur expérience en matière de droit du travail. Cette richesse, ils la partagent dans un nouvel ouvrage, Le droit du travail au quotidien, qui traite de thématiques en relation avec le contrat de travail, de sa conclusion à sa résiliation et qui présente de nombreux cas réels. L’ouvrage a été enrichi d’une foire aux questions, placée dans les premières pages, qui permet au lecteur d’entrer plus facilement dans les chapitres qui traitent de la question posée. 
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LU DANS ENTREPRISE ROMANDE

Quand un stage est-il problématique?
La délimitation entre un stage et un premier emploi est parfois floue. Une commission officielle a défini des critères pour les différencier. Cet article les présente.
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AGENDA
27.09.2016 05.10.2016 11.10.2016
OSER SE RACONTER RIE3: UN COMPROMIS POUR GENEVE? INNOVER AUTREMENT

Ce First de Rezonance propose de découvrir les arcanes du storytelling ou comment raconter et se raconter pour qu’un message reste ancré dans l’esprit des auditeurs. Des intervenants maîtrisant cet art – Sofia de Meyer, Opaline, Nicolas Frey, Dahu Sports, Robin Cornelius, Switcher – donneront leurs conseils en la matière. La conférence sera suivie d’un cocktail pour réseauter.

FER Genève,
98, rue de Saint-Jean, Genève
De 17h30 à 19h30
Renseignements et inscription 
> ici

Le groupe régional foraus-Genève et le groupe Europe du foraus organisent une table-ronde sur la troisième réforme de l'imposition (RIE3) intitulée «Vers un compromis pragmatique pour Genève?»
Xavier Oberson, professeur à l’Université de Genève, Ivan Slatkine, président de la FER Genève et Romain de Sainte-Marie, chef du groupe parlementaire socialiste au Grand Conseil débattront de cette question.


Impact Hub
1, rue Fendt, Genève
De 12h30 à 13h45
Lunch offert à la fin du débat
>Inscription ici

L’Observatoire technologique de la direction générale des systèmes d’information du canton de Genève développe un laboratoire d’innovation orienté citoyens. Il en présentera les objectifs lors de sa 25e Journée de rencontre, organisée en partenariat avec la FER Genève. Pierre Maudet, Conseiller d’Etat en charge du Département de la sécurité et de l’économie, introduira cet événement.

FER Genève,
98, rue de Saint-Jean, Genève
De 14h à 18h
Renseignements et inscription 
> ici

 
EDITO (suite)

Car sans vouloir doucher l’enthousiasme ambiant, il faut reconnaître que la solution proposée s’écarte massivement du texte de l’initiative UDC, acceptée par le peuple et les cantons le 9 février 2014, et qui indique avec une limpidité rare que «le nombre des autorisations délivrées pour le séjour des étrangers en Suisse est limité par des plafonds et des contingents annuels». La solution trouvée cette semaine est la façon la plus élégante possible de se sortir d’une impasse créée par le texte de l’UDC qui est contraire aux engagements et aux besoins de la Suisse, ce qu’il demande allant à l’encontre des traités passés entre la Suisse et l’Union européenne, des besoins de l’économie, qui souffre aujourd’hui déjà d’un manque de main-d’œuvre qualifiée, et même des besoins démographiques de la Suisse qui, sans l’apport des familles venant de l’étranger, serait en dénatalité.
A ces difficultés s’ajoute le fait qu’à aucun moment l’Union européenne n’a indiqué qu’elle l’accepterait (ni aucune autre solution d’ailleurs), ni qu’elle comptait mettre les bouchées doubles (et c’est un euphémisme) pour accepter cette solution d’ici au 9 février 2017.
Le texte sur l’immigration de masse est un poison. Cela fait plus de deux ans et demi que la Suisse ne sait pas comment s’en défaire, que l’UDC crie au scandale parce que manifestement personne ne veut mettre en application cette hérésie et que l’Union européenne se montre sous son jour le moins souple, estimant que la Suisse n’a qu’à boire la coupe jusqu’à la lie.
Je crains que croiser les doigts pour que ça fonctionne ne suffise pas. Comment l’UDC acceptera-t-elle les couleuvres qu’on veut lui faire avaler, l’Union européenne concèdera-t-elle de voir affaiblir, même un tout petit peu, son sacro-saint principe de la libre-circulation, et le peuple suisse approuvera-t-il une solution qui ne correspond pas au texte sur lequel il avait voté? Aurait-il changé d’opinion depuis 2014? Pas sûr. Un sondage réalisé par Opinionplus pour le Sonntagsblick montre que les Suisses voteraient aujourd’hui encore en faveur du texte contre l’immigration de masse. Dans le même temps, ils voteraient en faveur des accords bilatéraux. Ils veulent donc le beurre et l’argent du beurre. Seulement voilà, le Père Noël n’existe pas et une solution miraculeuse et idéale ne va pas voir le jour ces prochains mois. Sagement, toujours selon ce sondage, la solution acceptée par le Conseil national trouverait grâce à leurs yeux. Espérons que ce soit aussi le cas des autres parties prenantes de ce dossier. On ne dira jamais assez le tort que cette initiative a causé et causera encore à la Suisse, à sa place économique et à sa crédibilité internationale.
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A LA UNE (suite)

Dans cette perspective, la Grande-Bretagne est le pays européen qui utilise le plus ce mode de règlement avec plus d'un milliard de transactions en 2015. La bague de McLear Ltd ne nécessite aucune batterie ou recharge, est étanche jusqu'à 50 mètres de profondeur et est dotée des nouveaux systèmes de sécurité. Pourrait-elle avoir du succès en Suisse? Peut-être. Toutefois, non seulement les anciennes habitudes de paiement demeurent bien présentes dans le pays, mais encore toute la population ne réagit pas de la même façon face aux changements technologiques en cours. Voilà ce que démontrent deux sondages publiés cet été, l’un par le site internet Comparis.ch, l’autre par l’institut Demoscope (entreprise de recherches de marché). Dans le premier, on apprend que «les jeunes boudent les cartes de crédit (six millions de détenteurs dans la Confédération; un million de plus qu'il y a encore cinq ans)». Dans le second, on réalise que, d’une manière générale, «les hommes règlent leurs achats par carte de crédit plus fréquemment que les femmes» (ce que confirme d’ailleurs l’analyse de Comparis.ch). L’institut Demoscope note cependant qu’un tiers seulement des hommes sondés pourrait aujourd’hui envisager de renoncer totalement aux espèces. Et le paiement sans contact? «Un peu moins d'un tiers (29%) des personnes interrogées utilise déjà ce mode de règlement. Les hommes deux fois plus que les femmes et les Suisses alémaniques près de 50% plus souvent que les Romands.» Comparis.ch souligne d’autre part «qu’étonnamment, les moins de 30 ans font une utilisation plus parcimonieuse de la carte de crédit que les autres tranches d'âge (30-49 ans et 50-74 ans)». Dernière information donnée par le comparateur en ligne concernant le paiement via un téléphone mobile: rien ne permet encore de dire quelle sera sa répercussion sur l'emploi de l'argent liquide ou de la carte de crédit…
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www.fer-ge.ch
98, rue Saint-Jean – Case postale 5278 – 1211 Genève 11
T 058 715 31 11 – F 058 715 32 50
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