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13 janvier 2017
 
 
EDITO   A LA UNE

LA PUBLICITÉ MENSONGÈRE DE L'UDC

  DÉCHETS D'ENTREPRISE: NOUVELLES RÈGLES À GENÈVE

Une fois de plus – ça en devient presque lassant –, l’UDC a lancé une campagne d’affichage qui ne reflète en rien le contenu du texte soumis à votation le 12 février.  

Véronique Kämpfen,
directrice communication

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La levée des déchets d’entreprise non triés devrait être payante dans tous les cas dans le canton de Genève à partir de 2017.
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OPINION
FORTA: UN PROJET MODERNE POUR LES ROUTES ET POUR LES AGGLOMÉRATIONS

Le 12 février prochain, le peuple et les cantons se prononceront sur l’inscription dans la Constitution fédérale d’un nouveau fonds pour les routes nationales et pour le trafic d’agglomération, plus connu sous le nom de FORTA. Depuis les années 1960, le trafic individuel motorisé a plus que quintuplé. Cela provoque des goulets d’étranglement sur les autoroutes et des déficits de capacité dans les agglomérations. La création de ce fonds, qui serait le pendant routier du nouveau fonds fédéral d’infrastructure ferroviaire (FIF), permettrait de s’appuyer sur une diversité de sources de financement garantissant sa pérennité. Si l’opposition principale porte sur la hausse du prix de l’essence, elle est, dans les faits, non justifiée. Le compromis trouvé avec les milieux routiers, d’une augmentation de 4 centimes par litre de la surtaxe sur les carburants au lieu des 12 à 15 centimes envisagés initialement, est acceptable. FORTA est particulièrement important pour la région de Genève, puisqu’il assurera le financement de projets tels que l’élargissement de l’autoroute A1, la mise en place de nouvelles lignes de tram et la possibilité de financer une traversée du lac, dont le principe a été adopté en votation cantonale. FORTA est la garantie d’un financement durable et équilibré des transports.

 
INFOS DE LA QUINZAINE
DROIT DU TRAVAIL

Qu’est-ce qu’un contrat à durée minimale?
Il s’agit d’un contrat à durée déterminée qui se transforme en contrat à durée indéterminée après un certain délai. Par exemple: six mois à durée déterminée, puis transformation automatique en contrat à durée indéterminée. Pendant la période du contrat à durée déterminée, ni le travailleur ni l’employeur ne peuvent résilier le contrat (on peut cependant prévoir un temps d’essai pendant lequel ce sera possible). Le contrat à durée minimale est notamment utilisé par des employeurs qui veulent absolument s’assurer les services d’un travailleur pendant un certain temps, parce qu’il possède des compétences particulières.


BRÈVE

Watt d'OR 2018: inscriptions ouvertes
Le Watt d’Or, une distinction remise par l'Office fédéral de l'énergie, vise à récompenser, notamment, des initiatives, des technologies, des produits, des services, des stratégies ou des bâtiments de nature étonnante, novatrice et porteuse d'avenir oudes projets territoriaux à haute efficacité énergétique. Pour le Watt d'Or 2018, les candidatures peuvent être envoyées jusqu'à la fin du mois de juillet 2017. Peuvent participer au prix les communes, les villes, les cantons, les associations, les particuliers, les petites et les grandes entreprises ainsi que les organisations scientifiques, associatives, environnementales, politiques, culturelles.
Informations complémentaires sur les critères et les catégories et formulaire de proposition de projet: www.wattdor.ch.


LU DANS ENTREPRISE ROMANDE

Le slashing est-il le futur du travail? 
Toute personne cumulant différentes activités est considérée comme slasheuse. Les observateurs s’accordent pour définir le slashing comme l’avenir du marché du travail.
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AGENDA
DÈS LE 26.01.2017 27.01.2017 01.02.2017
ACHATS RESPONSABLES FOCUS SUR LA RIE 3 BIENVENUE EN 2017, L'ANNÉE DONT VOUS ÊTES LE HÉROS

Les cantons de Vaud, de Genève et la Confédération ont publié en 2010 le Guide des achats professionnels responsables. Le bureau de conseil ecoLive, qui
a participé à sa rédaction, a lancé en 2014 une formation sur le sujet.

Centre de formation Ecogia, 14, chemin d'Ecogia, Versoix
De 9h. à 12h30
Renseignements et inscription > ici

Ce petit déjeuner des PME et des start up traitera du contexte européen et des implications de la RIE 3 au niveau fédéral et cantonal en Suisse.

FER Genève
98, rue de Saint-Jean, Genève
Accueil à 8h.
Conférence de 8h30 à 10h.
Renseignements et inscription
> ici

Ce First vous invite à explorer ce qui vous met en mouvement pour définir, clarifier et déployer vos propres objectifs.

FER Genève
98, rue de Saint-Jean, Genève
De 17h. à 19h30
Renseignements et inscription
> ici

 
EDITO (suite)

On voit sur les affiches un dessin de femme en burqa, sur fond noir et rouge, avec le slogan «Naturalisations incontrôlées? Non à la naturalisation facilitée». Efficace – ça fait peur – et pas cher – c’est exactement le même dessin que sur les affiches de la campagne ?anti-minarets.
Le message de cette affiche induit en erreur: la Suisse ne va pas naturaliser à tour de bras et sans contrôle. La procédure de naturalisation facilitée dont il s’agit concerne les étrangers de troisième génération, nés sur le territoire helvétique, titulaires d’un permis C, au bénéfice d’au moins cinq ans de scolarité obligatoire. Ces deux derniers critères devront également être remplis par au moins un de leurs parents, qui devra avoir vécu au moins dix ans en Suisse. En ce qui concerne les grands-parents du candidat au passeport suisse, il faudra qu’au moins l’un d’entre eux soit né en Suisse ou qu’il ait été titulaire d’un droit de séjour. Voilà pour les grandes lignes. La naturalisation facilitée n’est donc pas si facilement accessible, ce d’autant plus qu’il n’y a pas d’automatisme dans la procédure et qu’une demande devra être déposée en bonne et due forme et l’ensemble des critères évalué. Environ 25'000 personnes sont potentiellement concernées, dont 60% sont les petits-enfants d’immigrés italiens. Sur ces 25'000 personnes, environ 10'000 habitent dans les sept cantons où une procédure facilitée existe déjà. Restent donc 15'000 personnes pour lesquelles la donne pourrait changer. 
Le projet est mesuré, fruit d’un long processus politique ayant abouti à ce consensus muni de nombreux garde-fous. A se demander pourquoi l’UDC veut en faire un cheval de bataille, si ce n'est pour la raison qu’elle fait toujours campagne dès qu’on parle d’étrangers. Et si possible de musulmans, c’est tellement plus porteur. Ce faisant, elle oublie que la nationalité et la religion ne sont pas liées. Rien n’empêche une Suissesse de souche de porter une burqa si cela correspond à ses idées. L’UDC déplace donc le débat de la naturalisation vers celui contre les musulmans et contre l’expression la plus visible de leur religion, mais aussi la plus rare: la burqa. Peut-être habile politiquement – le résultat du 12 février nous le dira – mais problématique au niveau de la déontologie. De nombreuses personnalités s’en sont insurgées ces derniers jours dans les médias et sur les réseaux sociaux, taxant ces affiches de publicité mensongère. Si l’UDC veut combattre les musulmans et/ou les porteuses de burqa, qu’elle le fasse. De manière franche et ouverte. Mais elle n’en prend pas le chemin. 

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A LA UNE (suite)

Vingt-trois des quarante-cinq communes du canton prélevaient gratuitement, jusqu'à fin décembre 2016, les déchets non triés des indépendants et des petites entreprises lors de la collecte des déchets ménagers. Toutes les communes sont tenues, depuis le 1er janvier de cette année, de facturer la levée des déchets non triés de toutes les entreprises sises sur leur territoire. Il s’agit de l’une des mesures-phare du plan cantonal de gestion des déchets 2014 – 2017. Il vise à encourager le tri. Genève se trouve en effet sous pression de la Confédération, étant le seul canton à n’avoir pas introduit une taxe au sac, et se voit donc obligé d’améliorer son taux de récupération.
Cette politique concerne les déchets de type ménager – ceux qui finissent incinérés aux Cheneviers.Une directive du canton donne quelques grandes orientations, tout en laissant une marge de manœuvre aux communes.
La directive distingue entre trois types d’entreprise.
- Les micro-entreprises (8 postes de travail ou moins) produisant des déchets urbains difficilement quantifiables, prélevés avec les déchets ménagers, seront taxées au forfait (le canton recommande un forfait de 50 francs par an et par poste de travail, avec un minimum de cent francs par entreprise et par an).
- Pour les moyens producteurs de déchets, produisant un volume quantifiable, prélevé au porte-à-porte, le canton recommande la facturation au poids ou, à défaut, à la levée – c’est-à-dire au nombre de levées des conteneurs par le camion de collecte. Aucun montant indicatif n’est donné. Pour les systèmes reposant sur des centres de tri, les communes peuvent choisir de facturer les moyens producteurs aux poids, à la levée ou au forfait.
- Les gros producteurs de déchets (typiquement les entreprises des zones industrielles) disposent en principe déjà de contrats avec des collecteurs privés et ne sont donc pas concernés par la nouvelle politique.

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